mercredi 1 avril 2015

Ralentir - Slow Cosmétique #7 : ma poudre pour le teint maison

Depuis des années, je mets du fond de teint puis un peu de poudre sur mon visage pour matifier et me donner bonne mine. J'achète ma poudre à prix d'or (47€ les 30g!) et il m'en faut une tous les 6 mois environ.

Ma nouvelle Poudre Libre maison

Avant de vous parler de ma nouvelle poudre libre maison d'un rapport qualité-prix imbattable, laissez-moi vous parler un peu de l'ancienne...

Voici les ingrédients qui composent la "poudre universelle libre" de grande marque française (qui commence par Ch et qui finit par L) que j'utilisais jusqu'à maintenant :

Talc, Nylon-12, Silica, Lauroyl Lysine, Magnesium Myristate, Boron nitride, Aluminium Hydroxide, Phenyl Trimethicone, Potassium Sorbate, Methylparaben, Propylparaben, Fragrance +/- (CI 77491/ CI77492/ CI77499/ Iron Oxydes, CI 77891/ Titanium Dioxide, CI77019/Mica)

J'en ai des choses pour 47€ !!

Prenons quelques uns de ces ingrédients :

- Methylparaben et Propylparaben : les alcools gras et les solvants émulsionnent et stabilisent le produit. Ce sont des ingrédients bon marché issus de la pétrochimie, au bilan écologique désastreux qui, une fois rincés lors du démaquillage, se retrouvent dans l'environnement car les stations d'épuration ne savent pas les isoler. Une fois dans l'environnement, ils polluent. Ce sont aussi des conservateurs que l'on soupçonne d'être cancérigènes (on a retrouvé des parabens dans les cellules cancéreuses de patientes atteintes du cancer du sein).

- le Phenyl Trimethicone est une silicone. Les silicones sont à 100% artificielles, obtenues à partir de silicium mêlé à de l'oxygène, des sortes de matières plastiques. On en trouve beaucoup dans les shampooings et le maquillage car les silicones apportent de la douceur et de la souplesse aux formules. A priori, elles ne sont pas mauvaises pour la peau, mais, d'une part, leur bilan écologique est très mauvais (il faut plusieurs siècles aux silicones pour se désagréger dans la nature), et, d'autre part, elles n'apportent aucun bénéfice à la peau.

- L'Aluminium fait partie des ingrédients très controversés car il peut pénétrer dans l'organisme. Dans son livre Adoptez la Slow Cosmétique, Julien KAIBECK cite des études récentes qui ont démontré que l'aluminium et ses sels avaient un impact sur le système nerveux et endocrinien des animaux exposés sur le long terme. On savait qu'on en trouvait fréquemment dans les déodorants, j'ignorais que j'allais en trouver dans ma poudre également !

- Enfin, le terme "Fragrance" indique un parfum synthétique, lesquels sont soupçonnés d'être très souvent cause de réactions allergiques.

Bon, maintenant que le décor est planté, je peux dévoiler la formule de ma nouvelle poudre libre :


Fécule de maïs, Cacao, Cannelle moulue... et pis c'est tout !



La recette est d'une simplicité biblique :

- mettre 2 cuillères à café de fécule de maïs dans un bol puis ajouter petit à petit un peu de cacao et de cannelle jusqu'à obtenir la teinte désirée. Bien mélanger.
- quand le résultat est satisfaisant, transférer dans un contenant adapté que vous aurez récupéré et nettoyé.

Je ne vous fais pas le calcul du prix de revient de ces 30g de poudre libre car cela frise l'indécence (quand bien même vous auriez acheté les ingrédients chez l'épicier le plus cher de tout Paris).



Pour celles, et ceux d'ailleurs, qui aiment aussi mettre une petite touche de blush ou de poudre dite "ensoleillée" sur les pommettes et le front, vous pouvez partir de la même recette en forçant un peu plus sur le cacao.

Résultat impeccable : peau matifiée, bonne mine et bonne tenue toute la journée. 

Comme dit un magazine que j'aime bien, y'en a marre qu'on nous prenne pour des quiches ! Enfin une poudre libre, vraiment LIBRE !


Les alternatives slow que j'ai adoptées :

le masque à la carotte
le gommage corporel au marc de café
se laver les cheveux au savon et faire une eau de rinçage maison pour des cheveux qui brillent
Le spray éclaircissant maison pour les cheveux
L'huile de pâquerettes maison : un super sérum hydratant pour le buste, les courbatures et les bleus
Le shampooing sec maison pour espacer les "vrais" shampooings et les brushings
Le Baume à lèvres orange - coco - miel
Ma poudre pour le teint et mon blush maison
Faire son déo naturel en stick
La recette des Bombes de Bain
Remplacer la crème hydratante : la recette du sérum hydratant
Remplacer le démaquillant : se démaquiller à l'huile végétale
Le déodorant naturel, hyper efficace, qui sent bon, et qui ne coûte pas cher !
Le gommage visage et corps  pour lequel vous avez forcément les ingrédients dans votre cuisine !

dimanche 29 mars 2015

Jardiner - le Défi Potager #5 : les semences engagées de Kokopelli, contre la privatisation et l'uniformisation du vivant.

les tomates Kokopelli

Quand on se lance dans l'aventure potagère, on commence par réfléchir aux variétés que l'on veut ou que l'on peut avoir dans son jardin. Alors, on lit des livres, des blogs, des articles sur internet et on note sur un carnet les noms de baptême des variétés qui semblent les plus faciles à cultiver, les plus productives, les plus résistantes aux maladies, les plus juteuses ou les plus sucrées. Puis on va faire le tour des boutiques de graines, en vrai ou en ligne, et on cherche les fameux haricots "Pas-un-fil-promis-juré®", les tomates "Même-si-t'es-nulle-en-potager-je-pousse-tinkiet-pas®" ou les carottes "plus-sexy-tu-meurs-collection-printemps-été-2015®".

C'est ce que j'ai fait cette année, j'ai voulu mettre toutes les chances de mon côté... et j'ai commandé mes petits sachets de graines chez un grainetier conventionnel.

Et puis j'ai découvert Kokopelli, autant dire un autre monde. Et pour les graines qu'il me reste encore à commander, nul doute que, cette fois, je commande chez Kokopelli !



Avant de vous dire qui est Kokopelli, il faut avoir à l'esprit quelques éléments:



Il existe des milliers de variétés de semences différentes. Cette diversité de semences est un héritage qui nous est légué par 10,000 ans d’agriculture. Ces variétés correspondent à des terroirs ou des besoins déterminés; elles proviennent de nombreuses sélections au fil des siècles. Mais, comme l’explique Blanche Magarinos-Rey, avocate de Kokopelli, "depuis la révolution industrielle, nos systèmes agricoles se sont engagés dans un processus d’uniformisation à l’échelle planétaire qui, non seulement, a marqué la fin de la participation de l’agriculture au développement de la biodiversité, mais a également contribué à détruire la diversité existante ».

L’organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (la FAO) estime la perte de bio-diversité dans le monde des plantes cultivées à plus de 75%. Aujourd’hui, d’un pays d’Europe à l’autre, nous trouvons dans nos supermarchés les mêmes variétés de tomates, les mêmes carottes, poireaux ou pommes de terre. Et le Bio n'y échappe pas ! Cette triste uniformité provient de l’expansion des monocultures, de la standardisation des productions agricoles (à la demande, notamment, de la grande distribution), ainsi que de la promotion de variétés à haut rendement, mises au point pour ce nouveau mode industriel, au détriment de la diversité des variétés pré-existantes.


Les tomates parfaites de nos supermarchés

Sous couvert de progrès, nous avons pratiqué l’eugénisme sur les semences et réalisons aujourd’hui des millions de copies conformes d’un « individu », extrêmement sélectionné, considéré comme l’élite de sa catégorie. L’industrie chimique s’est engouffrée dans le secteur, mettant au point des semences qui ne peuvent se développer dans leur pleine capacité qu’associées à des produits chimiques. Ce secteur de la production de semences a ainsi atteint un fort degré de rentabilité et se trouve aujourd’hui très concentré, c’est à dire tenu par une poignée d’intervenants particulièrement puissants (les 10 premières entreprises semencières contrôlent aujourd’hui, à elles seules, près de 70% du marché mondial, d’après Blanche Magarinos-Rey).



Par ailleurs, il faut avoir en tête que cette uniformité génétique a eu pour conséquence d’accroître la vulnérabilité des cultures aux agents pathogènes : mildiou, phylloxera, etc… problème auquel l’industrie chimique répond en proposant de nombreux pesticides permettant de traiter ces pathologies. Et le marché n’est pas près de s’essouffler car des phénomènes de résistance de ces agents pathogènes se sont développés, qui appelleront à leur tour une solution que l’industrie chimique apportera sans nul doute...

Les semenciers inondent le marché avec ces variétés peu nombreuses et très calibrées, issues de sélections modernes, sur lesquelles ils perçoivent un Droit d’Obtention Végétale, c’est à dire des droits d’auteurs. Savez-vous qu’un agriculteur français ne peut semer l’année suivante le grain qu’il a lui-même récolté sans verser une contribution au semencier à qui il a pourtant déjà acheté la semence pour la première récolte? Et encore, ce droit de ressemer n'existe que pour une vingtaine de variétés. Pour les autres variétés, ressemer est un acte de contrefaçon, susceptible de poursuites judiciaires et de destruction de récoltes.




La bible de Kokopelli recense toutes les variétés conservées par l'association

Depuis 20 ans, l'association Kokopelli conserve et multiplie une immense collection de 3000 semences non appropriées et librement reproductibles. Kokopelli vend un très grand choix de semences de plantes potagères sur son site: kokopelli-semences.fr, et distribue gratuitement des semences dans des communautés paysannes du tiers-monde.

des carottes jamais vues avant, ni même imaginées !


Nous n’allons pas changer le monde avec notre petit potager, mais c’est l’occasion de soutenir un beau projet et de faire rentrer dans notre assiette familiale des légumes hors norme: des tomates de toutes les couleurs, des courges plus folles les unes que les autres, des goûts que nous n’avons peut-être jamais connus.


plus de 650 variétés de tomates différentes chez Kokopelli !
 
Faire un potager, voir les cotylédons qui sortent, les premières fleurs, les fruits qui apparaissent : c' est déjà une aventure touchante, mais y faire pousser des variétés hors du commun, là, je suis fière !… juste les mains dans la terre...






Kokopelli : http://kokopelli-semences.fr/


Le Défi Potager :
Le défi Potager #1 : lancement du défi, voici le plan de bataille
Le défi Potager #2 : le jardin en bacs textile et les premiers semis
Le défi Potager #3 : des nouvelles de nos semis
Le défi Potager #4 : rempotage des plants de courge, de menthe et d'impatiens
Le défi Potager #5 : les semences engagées de Kokopelli 
Le défi Potager #6 : comment faire pousser des légumes hors sol
Le défi Potager #7 : mois d'avril, l'accélération
Le Défi Potager #8 : les promesses du mois de mai et les premières récoltes 

mercredi 25 mars 2015

Ralentir - en cuisine : utiliser les fanes de radis

J'ai failli ne jamais sortir cet article, un mystérieux groupe de pression m'ayant à plusieurs reprises avertie par de sombres messages : "maman, ne publie pas cet article, cela va nuire fortement à la fréquentation de ton blog!", "Anne, tu ne vas quand même pas nous faire manger ça?". Mais je n'ai pas faibli devant les menaces. Voilà l'objet de la discorde.

Chez nous, on aime les radis. On achète une botte, on détache les radis et on jette le reste (au compost, certes, mais on jette quand même). Pour la première fois hier, je me suis demandée pourquoi je jetais les fanes de radis sans réfléchir. Après tout, n'ai-je pas vu, ici ou là, des recettes pour utiliser les fanes de radis? Si ça se trouve , c'est bon...?

Allez hop ! on essaye !



Pour commencer, les fanes en bon état prennent une petite douche dans l'eau légèrement vinaigrée et passent à l'essoreuse à salade.

Leurs copines, les 2 patates fripées et les 2 carottes dodues, les rejoignent bientôt, aussitôt suivies par leurs potes, les oignons.

Tout le monde au bain en petits morceaux avec un petit cube pendant 20 - 25 mn et zou, un coup de mixer plongeant.

On rectifie l'assaisonnement, on y jette quelques croutons à l'ail maison et... Hum, mais c'est bon en fait....






dimanche 22 mars 2015

Jardiner - Le Défi Potager #4 : rempoter menthe, plants de courge et impatiens.

Déjà la fin mars ! Le printemps est là, encore un peu frais, mais bien là. Tout le jardin se réveille grâce à la terre qui se réchauffe et aux heures d'ensoleillement qui augmentent.


Les semis de Potiron ont bien grandi dans leurs barquettes.


Il faut les rempoter dans des godets individuels et commencer à les acclimater aux températures extérieures. A installer en serre ou à rentrer à l'abri du froid à la première annonce de gel matinal.



J'ai de la menthe dans le jardin depuis quelques années, mais elle est fatiguée et fait bien triste mine. J'ai coupé de petites tiges en novembre et tenté le bouturage en verre d'eau. Cela fonctionne très bien. Des tas de petites racines se sont formées et la menthe, désormais rempotée, va retourner à l'extérieur, dans la petite serre, tout comme les Potirons, en attendant d'être plantée dans le jardin aromatique septentrional vers fin avril.


Enfin, souvenez-vous de ma tentative de bouturage d'impatiens en novembre (voir ici). Je pense que la bouturage a été trop tardif, car je n'ai qu'une bouture qui a survécu. Mais la voici, déjà fleurie!



Après avoir fait de belles racines tout l'hiver dans son verre d'eau, elle vient d'intégrer son petit pot de terreau.

 
Je le garde encore un peu à l'intérieur pour ne pas qu'elle s'enrhume et je la sortirai progressivement en avril.


Le Défi Potager :
Le défi Potager #1 : lancement du défi, voici le plan de bataille
Le défi Potager #2 : le jardin en bacs textile et les premiers semis
Le défi Potager #3 : des nouvelles de nos semis
Le défi Potager #4 : rempotage des plants de courge, de menthe et d'impatiens
Le défi Potager #5 : les semences engagées de Kokopelli 
Le défi Potager #6 : comment faire pousser des légumes hors sol
Le défi Potager #7 : mois d'avril, l'accélération
Le Défi Potager #8 : les promesses du mois de mai et les premières récoltes 

mercredi 18 mars 2015

Ralentir - Slow Cosmétique #6 : comment faire son déo naturel en stick

 Il y a un mois, nous nous lancions dans la fabrication de notre déo naturel (cliquer ici pour voir l'article). Il est simple à réaliser (5mn top chrono), il est très efficace (testé en conditions extrêmes : une semaine de ski !),  il sent bon tout en étant discret (vous devez me croire sur parole ;-), il est très bien toléré (mes 7 cobayes n'ont constaté aucune irritation et ce sont pourtant de  petites bêtes sensibles), il ne contient que des ingrédients naturels et il ne coûte vraiment pas cher. Mais il a un défaut : on s'en met plein les doigts quand on l'applique !



Heureusement, j'ai trouvé la solution ! Il suffit de le conditionner dans un stick à vis : pratique pour l'application et pratique pour voyager.

Vous pouvez réutiliser un stick du commerce vide après l'avoir bien nettoyé à l'eau chaude savonneuse et bien rincé, comme celui que j'ai utilisé pour Gilles (le blanc). Vous pouvez aussi en acheter un vide, j'en ai trouvé un mauve translucide chez Aroma-zone pour 1,50€, ce qui m'a semblé raisonnable.

les sticks vides, la tête en bas.
Mais alors, peut-être allez-vous vous demander, comme moi la première fois : "mais comment remplit-on ce truc qui a un fond qui n'est pas plein? mon produit va couler !" La solution est si simple que je me suis trouvée un peu bête de ne pas y avoir pensé tout de suite : ces sticks se remplissent à l'envers, c'est à dire, par le fond.

Pour remplir ces deux sticks (de 50ml chacun, ce qui est la taille standard de ce type de produits), il faut préparer les quantités suivantes :

- 100g d'huile de Coco
- 60g de bicarbonate de Soude (le plus fin possible, je prends le bicarbonate alimentaire de La Droguerie, qui convient bien)
- 40g de fécule (de pomme de terre, ou de maïs...)
- 10g de cire d'abeille
- 10 gouttes d'huile essentielle de lavande et 10 gouttes d'huile essentielle de palmarosa

la recette en pas à pas est ICI.

les sticks remplis, la tête en bas.


Une fois le mélange obtenu, et tant qu'il est encore liquide, remplir les contenants, qui sont posés sur la table la tête en bas, les bouchons bien vissés. Remplir jusqu'à ce que la grille qui supporte le stick de déo soit recouverte, pas plus haut.

Le stick qui vient d'être rempli, avant son passage au réfrigérateur


Mettre ensuite les sticks au réfrigérateur, toujours tête en bas, pour que le mélange se fige bien. Après quelques heures, sortez les du réfrigérateur, passez les sous un filet d'eau chaude pour que le stick n'accroche pas à la paroi et actionnez la molette : ça marche !

Les sticks tolèrent bien les 22/23°C de la salle de bain grâce à la cire d'abeille. Pas besoin de les stocker au réfrigérateur. Ils se conservent très bien à température ambiante. Il faut juste éviter de les laisser toute la journée derrière la fenêtre ensoleillée ou de les poser sur la tablette qui coiffe le radiateur... bien sûr...

Combien me coûte chaque remplissage ?

- 50g d'huile de Coco = 1€
- 30g de bicarbonate de Soude = 0,21€
- 20g de fécule (de pomme de terre, ou de maïs...) = 0,08€
- 5g de cire d'abeille = 0,11€
- 5 gouttes d'huile essentielle de lavande et 5 gouttes d'huile essentielle de palmarosa : négligeable.

Total : 1,40€ par déo et 5mn de travail.

Les contenants sont réutilisables à volonté. Le contenant blanc, qui provient d'un déo de parfumerie cher, est plus solide et plus facile à utiliser que le mauve, dont la molette présente une prise en main un peu moins facile. Néanmoins, les deux fonctionnent bien. L'idéal reste bien sûr de récupérer un contenant plutôt que d'en acheter un nouveau.

A vous de jouer !


Les alternatives slow que j'ai adoptées :

le masque à la carotte
le gommage corporel au marc de café
se laver les cheveux au savon et faire une eau de rinçage maison pour des cheveux qui brillent
Le spray éclaircissant maison pour les cheveux
L'huile de pâquerettes maison : un super sérum hydratant pour le buste, les courbatures et les bleus
Le shampooing sec maison pour espacer les "vrais" shampooings et les brushings
Le Baume à lèvres orange - coco - miel
Ma poudre pour le teint et mon blush maison
Faire son déo naturel en stick
La recette des Bombes de Bain
Remplacer la crème hydratante : la recette du sérum hydratant
Remplacer le démaquillant : se démaquiller à l'huile végétale
Le déodorant naturel, hyper efficace, qui sent bon, et qui ne coûte pas cher !
Le gommage visage et corps  pour lequel vous avez forcément les ingrédients dans votre cuisine !